Jimmy Pahun | La mer
La circonscription d’Auray offre à elle seule plus d’une centaine de kilomètres de côtes diverses et découpées, où sont nichées autant de plages, de criques et d’abris côtiers. Cet ancrage atlantique a légitimement orienté l’économie locale vers la construction navale, la pêche, l’ostréiculture, la conchyliculture, les industries et activités liées au nautisme.
mer, Jimmy Pahun, député, Morbihan, Assemblée Nationale, Bretagne, Auray, Paris
15423
page-template,page-template-full_width,page-template-full_width-php,page,page-id-15423,ajax_fade,page_not_loaded,,vertical_menu_enabled,qode-title-hidden,side_area_uncovered_from_content,qode-theme-ver-9.2,wpb-js-composer js-comp-ver-5.1.1,vc_responsive
depute-morbihan
depute-morbihan
jimmy-pahun

La Mer

Selon la légende, des fées chassées de la forêt de Brocéliande auraient tant pleuré que leurs larmes donnèrent naissance au Golfe du Morbihan (petite mer en breton). Là, les couronnes de fleurs qui les coiffaient, jetées à l’eau créèrent les 365 îles du Golfe. Trois d’entre-elles, parties plus au large, dessinèrent les jolies Houat, Hoëdic et Belle-île.

La circonscription d’Auray offre à elle seule plus d’une centaine de kilomètres de côtes diverses et découpées, où sont nichées autant de plages, de criques et d’abris côtiers. Cet ancrage atlantique a légitimement orienté l’économie locale vers la construction navale, la pêche, l’ostréiculture, la conchyliculture, les industries et activités liées au nautisme.

Les amateurs de voile sont nombreux à y apprécier la navigation sur ses plans d’eaux riches et variés, le long de falaises, de landes fleuries, de criques désertes ou plus loin entre les îles, ils peuvent également y partager leur passion lors de départs de régates internationales ou de courses plus hauturières.

La pêche ne représente plus comme elle avait pu le faire les siècles derniers une activité florissante avec notamment la pêche au thon ou de sardines, ce ne sont plus qu’un peu plus d’une centaine de bateaux qui sont aujourd’hui immatriculés pratiquant une pêche dite de « petite pêche » effectuée à la journée en mer. La criée de Quiberon reste dynamique avec une cinquantaine d’acheteurs actifs qu’ils soient mareyeurs, poissonniers ou conserveurs. Le Comité des pêches a octroyé quelques 200 licences générales de pêche à pieds professionnelles pour les gisements de coquillages, l’aquaculture (huitres, moules, naissain) quant à elle compte plus de 2000 concessions, une activité qui reste très dynamique et productive.

La vogue des premiers bains de mer vers 1900 a contribué peu à peu à l’installation de stations balnéaires et de structures dédiées à l’accueil de vacanciers, la richesse de son patrimoine a fait le reste. Plus de 13% des emplois directs sont aujourd’hui issus du tourisme. Une partie du Parc Naturel Régional du Golfe du Morbihan est située au sein de la deuxième circonscription.

Ce grand potentiel maritime devra s’orienter sans doute à moyen terme vers la relance du cabotage pour un désengorgement de ses voies terrestres, s’attacher au développement de la production et la récolte d’algues pour l’industrie autant que vers l’agriculture et l’élevage local dont elles sont de formidables alliées biologiques.