Jimmy Pahun | Inauguration de la salle Sarah-Bernhardt à Sauzon, samedi 17 mars
Bernhardt, inauguration, Belle-Ile,
16102
post-template-default,single,single-post,postid-16102,single-format-standard,ajax_fade,page_not_loaded,,vertical_menu_enabled,qode-title-hidden,side_area_uncovered_from_content,qode-theme-ver-9.2,wpb-js-composer js-comp-ver-5.1.1,vc_responsive

Inauguration de la salle Sarah-Bernhardt à Sauzon, samedi 17 mars

Sarah Bernhardt a écrit : « Belle-Ile est une perle précieuse, une émeraude délicate, un diamant rare irisé par les reflets bleus du ciel et de la mer mélés. J’aime infiniment cette île. »

Oui, elle a aimé Belle-Ile, infiniment, d’un amour qui dura 30 ans et auquel elle resta fidèle tous les étés.

Invitée par son ami le peintre Georges Clairin, elle découvre l’île en 1894 . Elle a 50 ans et est au sommet de sa gloire. C’est un véritable coup de foudre pour la comédienne. Elle achète un fortin militaire sur la pointe des poulains, le fait restaurer et y passe son premier été deux ans plus tard en 1896.

La bâtisse va bien vite se révéler trop exiguë pour les nombreux invités qu’elle reçoit tous les ans et sa bien étrange ménagerie. Elle fait alors construire deux grandes maisons : « la villa Lysiane » qui porte le prénom de sa petite fille et « les cinq parties du monde » en souvenir de ses tournées théâtrales internationales. Plus tard elle achètera la ferme et le manoir de Penhoët.

Elle a étendu son « Paradis » comme elle l’appelait, à 46 ha. Bon nombre d’entre vous connaissent l’histoire mais se la remémorer à quelque chose de dynamisant !

Regardons cette femme ! Sa determination à venir ici tous les étés ! A l’époque, fin XIX ème, pour rallier Auray de Paris en train, on mettait environ douze heures, ensuite il fallait aller à Quiberon où là , on embarquait à bord de chaloupes pour enfin atteindre la côte belliloise après plusieurs heures de mer.

Bien sûr, les conditions de cette expédition étaient probablement d’un confort bien plus supportable que celui de la vie quotidienne des iliens et il y a sans doute eu des décalages un peu choquants entre « le monstre sacré » comme l’avait surnommé Cocteau et les habitants , mais Sarah Bernhardt a toujours été reconnaissante de l’accueil qu’elle a reçu ici. Nous devons perpétuer cette hospitalité car savoir accueillir, c’est s’ouvrir.

Plus que jamais aujourd’hui, il faut garder le cap sur cette ouverture, cette curiosité bienveillante de l’autre, qu’il soit un voisin, un collègue, un touriste car c’est cela qui nous fait avancer. Depuis 2000, la communauté de communes de Belle-Ile et le Conservatoire du Littoral ont travaillé ensemble pour redonner vie aux lieux de passage de cette belle estivante.

Nul doute que la Divine aurait été très heureuse de savoir qu’une salle destinée aux échanges culturels, artistiques, sportifs, cette nouvelle salle polyvalente , porterait son nom. Dans quelques jours, il y aura 95 ans que Sarah Bernhardt a disparu. Elle voulait parait-il être enterrée ici, mais cela ne se fit pas. Peu importe, je suis certain que son esprit est encore à Belle-Ile et que chacun de nous, que chaque élève, artiste, visiteur, sportif entendra la voix de « La bonne dame de Penhoët » lui murmurer en franchissant cette porte :

« Rien n’est impossible . Il faut le risquer ».

No Comments

Post A Comment

Please copy the string 8wUb0X to the field below: